Une fleur de cotonnier

Le coton

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers. Le cotonnier, un arbuste pouvant mesurer jusqu’à
10 mètres de haut, pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides.
En culture, on limite sa taille à un ou deux mètres pour faciliter le ramassage du coton. À la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales, sans odeur notable. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu’elles s’ouvrent, elles laissent s’échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d’une houppe de fibres blanchâtres et soyeuses pouvant mesurer entre 2 cm et 5 cm de long selon les variétés. On en extrait les fibres, qui sont utilisées pour fabriquer du tissu.


La culture conventionnelle du coton

Le coton a été cultivé pendant des millénaires sans aucun apport chimique et pourtant aujourd'hui la culture conventionnelle du coton est la plus polluante de la planète. Elle utilise environ un quart des pesticides vendus dans le monde alors qu'elle ne représente que 2,4% de la surface agricole.
Ce coton est nocif pour ceux qui le portent comme pour ceux qui le cultivent. Et l'achat d'engrais est la principale source d'endettement et de dépendance des petits producteurs.
Les résidus toxiques de la culture du coton polluent l’eau des rivières dans lesquelles ils sont rejetés. Eau qui sert localement à arroser fruits et légumes, consommés sur place ou exportés.
L'utilisation de pesticides et insecticides est à l'origine de l'intoxication de 1 million de personnes dont 22.000 morts chaque année (chiffres OMS).

La culture du coton biologique

Un coton biologique a été quant à lui cultivé sans utilisation de pesticides nocifs, en utilisant des pièges à phéromone, la rotation des cultures, la cueillette des insectes et des répulsifs naturels. Il est sans OGM et la consommation d'eau nécessaire pour sa culture est réduite de moitié par rapport au coton conventionnel. Les agriculteur ne dépendent plus d'engrais et produits chimiques coûteux. Leurs coûts d'investissement sont plus bas, et leur récoltes leur assurent davantage de revenus. Eux et leur famille peuvent mener une vie plus prospère et saine. La rotation des cultures enrichit la terre.

Les tissus obtenus seront exempts de pesticides. Plus douce et plus souple, la fibre de coton bio est plus épaisse et anallergique.

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Deux garçons ramassent des noix dans un champ de coton. Ils ne pourraient pas faire cela dans un champ traité chimiquement.


Le choix du fournisseur

L'entreprise avec laquelle j'ai décidé de travailler pour pouvoir vous proposer une gamme de kimonos en coton biologique se trouve en Angleterre. Après avoir vendu des tissus pendant une trentaine d'années, Ann et Philip ont pris conscience des dégâts infligés aux personnes qui cultivent le coton dans les pays du tiers monde.

En 2005, cette entreprise et ses cinq employés se sont mis à travailler avec plusieurs tisserands qui fabriquent du tissu
à partir du coton biologique produit localement, en Inde, en Turquie et en Chine.

Tous les tissus sont faits avec du coton certifié GOTS*, et leur objectif est de négocier équitablement avec les tisserands. Les tissus peuvent varier légèrement d'un lot à l'autre, cela peut être dû au fait que c'est un tisserand différent, à l'époque de l'année (au temps de la mousson, le tissu absorbe plus d'eau de l'atmosphère) ou parfois à de légères variations de la température de lavage.

La plupart sont fabriqués sur de petits métiers à tisser, nécessitant une intervention manuelle fréquente. Ceux fabriqués en usine, comme le tissu « Cambridge », sont tissés dans des usines certifiées GOTS, généralement sur des machines automatiques sans navette.

GOTS (Global Organic Textile Standard) est un système de certification de produits textiles qui permet de garantir l'origine biologique des fibres et assure qu'à toutes les étapes de production et transformation du textile les procédés de production utilisés soient socialement responsables et respectueux de l'environnement.

Lorsque j'ai moi-même décidé de me tourner vers des tissus en coton biologique, il me fallait trouver un fournisseur qui accepte de me vendre des petites quantités, à un prix qui puisse convenir à ma clientèle actuelle. J'ai comparé plusieurs tissus de différents fournisseurs français, allemands et hollandais, pour finalement opter pour cette petite entreprise familiale dont les tissus sont d'une excellente qualité.



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Les tissus que j'ai choisis sont fabriqués en Inde




Les tissus que j'utilise pour mes fabrications

Le sergé de coton bio semi-épais

Ce tissu, lorsqu'il est neuf, a une teinte blanc cassé, qui disparaîtra dès le premier lavage, et deviendra blanc.
Plus fin qu'une toile de jean et plus épais qu'une toile de chemise, il est donc assez souple. Son tissage est serré, ce qui assure solidité et durabilité. Le tissage « sergé », cela veut dire que sur l'endroit le tissage forme des diagonales, comme sur les jeans par exemple. Il est agréable à porter l'été pour sa légèreté.

La toile de coton bio épaisse

Ce tissu présente le même aspect sur l'endroit et l'envers. Le tissage est bien serré également, il est très résistant, et pour cela il est une très bonne alternative aux tissus grain de riz pour les vestes, car il allie souplesse, épaisseur et solidité. Le col, notamment, n'est pas rigide.

Je continue à proposer des kimonos avec le tissu non bio utilisé jusque-là, pour les personnes qui le souhaitent.

En ce qui concerne mes hakamas, actuellement issus de tissus en polyester et coton, je suis en train d'examiner les différentes possibilités pour en réaliser avec des fibres naturelles.

Pour vous faire une idée du rendu de ces tissus, les comparer et les toucher, je peux vous envoyer des échantillons.

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Genesh est un partenaire de mon fournisseur




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Grâce à la culture biologique du coton, les agriculteurs, dont la plupart possèdent 4 ou 5 hectares, peuvent alors cultiver également des aliments et préserver leurs animaux d'élevage.

Ici, des hutes de bergers. Il transhument à travers les champs de coton et font paître leurs troupeaux après la récolte du coton. Leur fumier fertilise à son tour le sol.

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Mr et Mme Manu, un couple de tisserands.

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« Les gens qui tissent notre tissu travaillent avec des machines bruyantes dans des petits hangars dans leurs jardins. Voici Mme Karunakaran. Elle et son mari sont en train de tisser des «crossweave» roses pour nous. » Philip W.

Genesh%20et%20des%20e%CC%81cheveaux%20de« La principale caractéristique de nos tissus est que l'on teint lles fls (plutôt que le tissu) avant qu'il ne soit tissé. Quand les fils sont ensuite tissés, il y a de minuscules imperfections qui donnent de la profondeur et du caractère… On peut aussi associer un fil de trame coloré à un fil de chaîne d'une autre nuance. Voici ici mon partenaire Genesh, avec des fils prêts pour la teinture. » Philip W.

Lucie Roy, en train de trier des boutons, vers 1987.


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Lucie Roy

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